TaeKwonDo

 

태권도

 

Art Martial traditionnel coréen, le TaeKwonDo consiste à maîtriser diverses techniques de défense, contre une ou plusieurs attaques, à l’aide des pieds et des poings nus, ou avec l’ensemble du corps. Mais aussi et surtout une philosophie et un code de conduite basé sur la patience, le courage, la maîtrise de soi, la modestie et le respect d’autrui. C’est un art qui permet d’acquérir la faculté de concentration et le perfectionnement physique, notamment au niveau de l’équilibre et de la souplesse du corps.Tout en développant Force et Vitesse, le TAE KWON DO améliore le fonctionnement du cœur et la respiration (épanouit le corps). Par ce fait, il génère une plus grande confiance en soi dans tous les domaines aussi bien physiques, qu’intellectuels.

C’est également une école de modestie et de politesse à l’égard de ses interlocuteurs, qui permet d’inspirer confiance et respect, et d’affronter l’injustice morale avec courage. Son application sportive destinée à l’origine à un simple test d’auto-évaluation technique, connaît un succès tel qu’il est désormais un sport Olympique depuis Sydney en Septembre 2000.

Signification

TAE Coup de pied

KWON Coup de poing

DO La voie,  l'esprit, la méthode

 

Le Taekwondo est une discipline extrêmement riche qui propose deux approches complémentaires : l'Art martial et le sport de combat.

 

Si on veut le comparer à d'autres arts martiaux, le Taekwondo a un certain nombre de points communs avec le Karaté japonais, le Kung-Fu chinois ou le Viet-Vo-Dao vietnamien.

Le Taekwondo se distingue par certaines spécificités, en particulier l'existence de nombreuses techniques de pieds, et notamment de coups de pieds sautés et d'enchaînements de coups de pieds.

 

L'Art martial

Héritier de la tradition martiale coréenne, le Taekwondo est un art martial à part entière.

Outre la nécessaire maîtrise technique, le Taekwondo requiert une discipline mentale pour pouvoir progresser dans la voie et l'esprit du Taekwondo.

Ce cheminement est une recherche personnelle qui se construit jour après jour, toute la vie.

 

Le sport de combat

C'est la partie visible de l'iceberg qui a été retenue comme discipline olympique.

En tant que pratique sportive, le Taekwondo est un sport très complet et très exigeant.

A l'entrainement comme en compétition, la pratique du Taekwondo apporte une grande tonicité, de l'endurance, de l'agilité, de la souplesse, de l'équilibre et de la précision.

 

Le Taekwondo est un art martial aux sources très anciennes; sa version moderne telle que nous la pratiquons bénéficie d'un héritage riche en enseignements.

 

L'histoire ancienne

Le Taekwondo est né en Corée il y a plus de vingt siècles. Il ne portait pas encore son nom actuel, les coréens de l'époque avaient développé différents arts martiaux de combat, à mains nues et avec armes.

On a retrouvé des peintures murales et des fresques de la dynastie Koguryo (de 427 à 3 avant notre ère) représentant des combattants à mains nues pratiquant des techniques similaires au Taekwondo contemporain.

Les dynasties de l'époque étudièrent tout particulièrement les techniques de poings et de pieds qui permettaient aux guerriers de combattre à mains nues.

Ces disciplines s'appelaient Soobak, Kwon-Bup ou encore Tae-Kyon.

Les pratiques martiales continuèrent de se développer à travers les siècles jusqu'à l'annexion de la Corée par le Japon en 1911.

Les japonais interdirent aussitôt la pratique des formes martiales traditionnelles coréennes pour les remplacer par le karaté.

Le Taekwondo faillit alors disparaître, mais certains maîtres coréens continuèrent secrètement à s'entraîner, préservant ainsi l'héritage millénaire et le savoir martial du pays, auquel ils incorporèrent des éléments et des techniques purement japonaises.

C'est donc un art martial de synthèse, qui a puisé dans ses racines ancestrales et qui a intégré le meilleur d'autres arts martiaux pour s'enrichir et gagner en efficacité..

 

L'histoire récente

Le Taekwondo dans sa forme moderne est né à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

A la libération de la péninsule coréenne, plusieurs Maîtres ouvrirent des écoles ou Do-Jangs et reprirent l'enseignement des méthodes anciennes de combat à mains nues.

De longues recherches et des études techniques poussées furent entreprises, à l'initiative du général coréen Choi Hong Hi.

La décision d'unifier les différentes écoles de TANG SU DO, TAE SU DO et autre SUBAK DO est prise en 1961.

Les recherches effectuées aboutissent alors à la définition du Taekwondo comme forme moderne de l'ancien Taekyon.

 

L'appellation TAE KWON DO (ou TAEKWONDO) date de 1955.

Le Taekwondo est enseigné aux policiers, aux militaires et aux étudiants.

En 1962, le Tae Kwon Do devient officiellement sport national de la République de Corée.

Le Centre Mondial du Taekwondo est construit à Séoul au début des années 70.

Des experts coréens sont envoyés de part le monde pour développer et enseigner le Taekwondo à l'échelle internationale, avec le succès et le rayonnement qu'on lui connait aujourd'hui.

 

 

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NOTE : Malgré la formation de l'Association coréenne de Taekwondo en 1959, cette discipline fut d'abord admise par l'Association coréenne des sports amateurs en 1962, sous l'appellation de Taesoodo. Le Taekwondo ne parviendra réellement à s'imposer, que sous l'égide de Kim Young Chae, élu cinquième président de l'Association coréenne de Taekwondo en 1967 - en plus de l'introduction du hogu (protection de poitrine), il fut également à l'origine du projet de construction du Kukkiwon que son successeur, Kim Un Yong, acheva et inaugura en 1972.

Ainsi, tout au long des années cinquante et une bonne partie des années soixante, les autres appellations avaient perduré : Tangsoodo, Kongsoodo, Kwon Bup, Soo Bahk Do, etc.

 

Source : Histoire moderne du Taekwondo (en Coréen) par Kang Won Sik et Lee Kyong Myong. Seoul : Bokyung Moonhwasa, 1999.

- ANNEXE 1 : developpement des arts martiaux en coree du sud apres 1945 Outre ses multiples atrocités - comme la prostitution forcée des Coréennes au profit de sa soldatesque pendant la Seconde Guerre mondiale - et prédations en tous genres, l'occupant japonais s'était livré à une véritable épuration culturelle, dont les arts martiaux coréens traditionnels furent également victimes. Il faudra attendre la défaite du Japon en 1945, pour que des écoles (kwan) et salles d'entraînement (dojang) puissent exister et fonctionner à nouveau. Dans le domaine de ce qui deviendra le Taekwondo actuel, Chung Do Kwan fut la première école à voir le jour. Fondée par Me Lee Won Kuk comme entité indépendante en 1946, cette école enseignait le Tangsoodo à l'école Yong Shin depuis 1944. A la veille de la guerre en 1953, il existait cinq écoles :

1) Chung Do Kwan (Lee Won Kuk),

2) Song Moo Kwan (Roh Byung Jick),

3) Moo Duk Kwan (Hwang Kee),

4) Chosun Yun Moo Kwan Kongsoodo Bu (Chun Sang Sup),

5) YMCA Kwon Bop Bu (Yoon Byung In) - après la guerre, ces deux dernières écoles s'appelleront respectivement Ji Do Kwan (Yoon Kwe Byung) et Chang Moo Kwan (Lee Nam Suk), par suite de la "disparition" de leurs fondateurs - capturés, voire tués, par les Nord-Coréens selon certaines sources, ou ayant fait défection au Nord selon d'autres. Les autres kwan apparus après la guerre sont tous issus de ces cinq écoles - Oh Do Kwan (Choi Hong Hi assisté par Nam Tae Hi), Kang Duk Won (Hong Jong Pyo), Han Moo Kwan (Lee Kyo Yoon), et Jung Do Kwan (Lee Yong Woo).

Source : Kang Won Sik et Lee Kyong Myong, op. cit.

- ANNEXE 2 : les dix premiers yoodanja de chung do kwan

1. Yoo Ung Jun

2. Son Duk Sung

3. Uhm Woon Kyu

4. Hyun Jong Myun

5. Min Woon Sik

6. Han In Sook

7. Jung Young Taek

8. Kang Suh Chong

9. Baek Joon Ki

10. Nam Tae Hi

 

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